L’agilité. Leurre ou panacée ?

Plus un seul séminaire, discours, formation, cours, article où l’on ne vous parle d’agilité. Maniant cet argument comme la panacée des équipes performantes, des individualités à fort potentiel et des entreprises florissantes et promises à un futur glorieux.

Entendons-nous bien, le concept est aussi magique qu’il en a l’air mais soyons juste attentifs à ne pas le galvauder et ainsi le discréditer comme tant d’autres bonnes pratiques venues du monde de l’IT qui font maintenant jaser dans les diners mondains et qui ne flattent que ceux qui les avancent….

Il y a des mots à la mode, comme ca.. Des mots qui résument à eux-seuls une époque, une tendance, une volonté, quand la pensée individuelle et corporate ne sait plus ce qu’elle veut ni comment l’exprimer, elle se réfugie dans le verbatim à succès des journaux qui vulgarise les succès entrepreneuriaux…. “disruptif”, “paradigme”, “innovation” et “uberisation”… en sont de brillants exemples… mais que cachent ces vocables dont peu de gens connaisse le vrai sens et l’utilise à bon escient et en fait c’est quoi l’agilité aujourd’hui ?

En résumé, l’agilité c’est savoir se montrer flexible dans un contexte professionnel où les objectifs, managers, dirigeants, projets changent en permanence (par extension mais c’est un autre sujet, c’est savoir démontrer la même qualité dans sa vie personnelle et relationnelle…). Se montrer agile, c’est se montrer ouvert et capable de s’adapter à une demande (ou marché) en constante modification. Hélas, cela veut souvent dire aussi, être capable de s’adapter à des contextes professionnels exigeants, parfois impitoyables, des collaborateurs difficiles et/ou des dirigeants incertains… Ce que l’on entend également dans cette notion d’agilité maniée à tout va, c’est de s’assurer que quel que soit le changement de direction stratégique de l’entreprise, vous serez toujours “on-board” et que vous ne pourrez pas dire “oui mais ce n’est pas ce qu’on avait prévu”.

Bon maintenant que nous avons parlé d’agilité d’un point de vue théorique, il serait intéressant de rappeler que c’est avant tout une méthode de gestion de projets qui tire son origine des révolutions industrielles automobiles lancées par les entreprises nippones après guerre. Et largement théorisée dans les années 90 avec en fer de lance la méthode Scrum !

En tant que coach et adepte de l’intelligence collective et collaborative, je suis une grande adepte de ces méthodes de gestion de projet pionnières à l’ère poste taylor et ford.

Ce sont elles qui les premières ont laissé place à l’intelligence collective, qui ont libéré la parole de toutes les équipes et de tous leurs membres, qui ont imposé les prises de responsabilité tournantes, qui ont préconisé et institué en fondamental l’écoute constante du client, son respect et enfin qui ont érigé le “test and learn”,  un principe fondateur d’expérimentation autorisant de fait le droit à l’erreur et à donc à l’amélioration.

Voyez-vous en quoi aujourd’hui tous les principes du nouveau management mode 4.0 viennent de là ?

En filigrane, la volonté de mieux gérer les projets complexes et de développer les compétences par une vraie culture de l’échange, de la communication et de la collaboration. En réalité de moins en moins complexée, la possibilité laissée à tous de changer de voie !

 

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